Après Nantes, Lille, Lyon et Marseille, la dernière session du Tour de France Mobilité et Sécurité se tenait à Paris. Pour cette seconde édition, il s'agissait à nouveau de faire le point sur les produits disponibles et les expériences menées au cours de l'année.
Des constructeurs présentaient leurs derniers modèle de PDA ou de Smartphones, comme RIM (le fabriquant du BlackBerry - plus de 6 millions d'utilisateurs dans le monde), Nokia, ou HP avec une avant-première, d'autres présentaient leurs solutions de sécurité ou de mobilité. C'était le cas d'Arès qui distribue une solution de paiement par téléphone portable, à base de puce NFC, déjà commercialisé en Allemagne et aux Etats-Unis. Des projets plus ou moins innovants, mais surtout des retours d'expériences. Le marché de la mobilité explose en France mais elle est encore bien loin derrière les autres pays développés, à peu près derrière l'Afrique du Sud, au vingtième rang.
D'autant qu'après avoir posé le constat que plus d'un tiers des projets de mobilité français sont de cuisants échecs, le moment était venu de voir quels projets avaient fonctionné et pourquoi. D'un point de vue sécurité tout d'abord ou le terminal mobile nécessite une protection physique accrue, une protection à l'allumage, le cryptage des données (systématique ou non selon le type de données), l'accès authentifié au système d'informations et la maîtrise centralisée de l'usage du terminal (souvent justement plus simple à mettre en œuvre dans une PME ou TPE).
Ensuite d'un point de vue purement fonctionnel il s'agit d'obtenir l'adhésion des utilisateurs, de rédiger un cahier des charges fonctionnel de l'appareil nécessaire, de gérer intelligemment les problèmes liés aux coupures de connexion, de combiner le Online et le Offline en fonction des métiers concernés par le projet et enfin de tester la solution retenue en situation réelle avant un déploiement effectif.
Du coup les écueils sont nombreux et les échecs aussi de par le manque de cohérence des objectifs du projet de mobilité de l'entreprise, la mauvaise connaissance technologique, la non-maîtrise des outils de synchronisation ou l'adoption de fonctionnalités inadaptées (comme le tout Online quand ce n'est pas utile).
Cependant, lorsque ce type de projets est bien mené, les gains de productivité et de réactivité de l'entreprise sont accrus. Ainsi l'entreprise peut décrocher des marchés que ses concurrents, victime de leur retard technologique, auront du mal à prendre, ou reprendre.
Les applications de mobilité, surtout avec de la géolocalisation par GPS, révèlent souvent beaucoup de 'petits arrangements' entre utilisateurs et leur hiérarchie.
Dans certains métiers, les hierarchies tolerent un peu de travail au noir, ou un peu de flemme chez certains favoris. Avec une appli de géolocalisation, tout devient visible par tous, et beaucoup moins acceptable.
Implanter ce genre d'application est donc souvent douloureux, et pas uniquement pour les utilisateurs !
Les projets ne prevoient souvent que l'aspect technique, sans prendre en compte cet aspect relationnel. Bien sûr cela coince !
Ces projets marchent mieux, si dés l'amont est négocié avec les utilisateurs ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
Ceci n'est qu'un avis ... nettement inspiré du terrain qd même ...!
Herve Pauchard
Conseil en GéoLocalisation
Rédigé par: Herve Pauchard | 13 octobre 2006 à 12:23